Les représentants de quatre pays d’Asie centrale ont adressé leurs condoléances au président iranien Massoud Pezechkian à la suite du décès du guide suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei.
Le président du Tadjikistan, Emomali Rahmon, a été le premier à réagir. Son télégramme à M. Pezechkian a été publié le 1er mars par l’ambassade d’Iran à Douchanbé, puis mis en ligne le 2 mars sur le site web du dirigeant tadjik. Le message souligne « la contribution remarquable du défunt ayatollah Seyed Ali Khamenei au développement des relations globales et constructives entre le Tadjikistan et l’Iran, ainsi qu’au renforcement de la coopération entre les deux nations, porteuses d’une civilisation ancienne ».
« En ces jours tragiques, exprimant la tristesse et la sympathie du peuple tadjik au peuple frère iranien, je demande à Dieu d’accorder sa miséricorde éternelle à tous les défunts, qui ont trouvé la paix divine de l’âme, et à leurs proches, de leur accorder la patience face à ce lourd chagrin », indique le télégramme de M. Rahmon.
Le 2 mars, l’ambassade d’Iran à Tachkent a rendu compte d’un télégramme signé par le président de l’Ouzbékistan, Chavkat Mirzioïev. Le message exprime « ses condoléances pour la mort martyre du leader de la révolution islamique, l’ayatollah Seyed Ali Khamenei ».
« Au cours de ses nombreuses années d’activité fructueuse, il a grandement contribué au renforcement de l’État iranien, à la stabilité de la société et à la préservation des valeurs nationales », indique le message, qui n’a pas encore été publié sur les ressources web du président de l’Ouzbékistan.
Au Kazakhstan, le ministère des Affaires étrangères de la République a exprimé ses condoléances.
« Nous adressons nos sincères condoléances au peuple iranien pour la mort de civils, dont des enfants, ainsi que de hauts responsables de la République islamique à la suite des récents événements tragiques », indique le communiqué.
Le ministère des Affaires étrangères a également exprimé « ses regrets concernant les frappes [de la partie iranienne] contre des cibles civiles dans les États arabes qui ne participent pas à la guerre contre l’Iran et avec lesquels le Kazakhstan développe de manière constante des relations d’amitié et de coopération globale ». Le ministère a appelé à résoudre tous les conflits exclusivement par des moyens politiques et diplomatiques et à empêcher une nouvelle escalade de la violence dans la région.
Le président du Halk Maslahaty (Conseil du peuple), Gurbanguly Berdimuhamedow, s’est exprimé au nom du Turkménistan. Dans son message, le père de l’actuel président a présenté ses sincères condoléances suite au décès d’Ali Khamenei et a souhaité « que l’âme du défunt repose en paix ».
Les autorités kirghizes n’ont pas pour l'instant réagi officiellement à la mort d’Ali Khamenei.
L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a, de son côté, déclaré son soutien au gouvernement et au peuple iraniens.
« Les États membres de l’OCS considèrent que le recours à la force est inacceptable et préconisent le règlement des différends existants par des moyens exclusivement pacifiques, sur la base du dialogue, du respect mutuel et de la prise en compte des intérêts légitimes de toutes les parties, conformément aux normes du droit international et aux principes de la Charte des Nations unies », indique le communiqué.
Il souligne la nécessité de garantir la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Iran. L’OCS a appelé toutes les parties au conflit à faire preuve de retenue et à s’abstenir de toute action susceptible d’aggraver la situation.
Rappelons que l’OCS compte dix pays membres : la Biélorussie, l’Inde, l’Iran, le Kazakhstan, la Chine, le Kirghizstan, le Pakistan, la Russie, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. Trois d'entre eux – le Kazakhstan, le Pakistan et l’Ouzbékistan – sont également membres du Conseil de la paix, créé en janvier 2026 à l’initiative du président américain Donald Trump.
ℹ️ Le 28 février, Israël et les États-Unis ont frappé la capitale iranienne. En réponse, Téhéran a lancé des missiles sur des bases américaines au Moyen-Orient et en Israël. Des centaines de personnes ont été tuées, dont de hauts dirigeants de la République islamique, à commencer par l’ayatollah Khamenei. Dans un contexte d’escalade dans la région, les gouvernements de différents pays évacuent leurs ressortissants.



