Sur l’ensemble de l’année 2025, les citoyens ouzbeks ont occupé la troisième place en nombre de migrants illégaux interpellés en Turquie, d’après les statistiques officielles de la Direction générale de la migration (GDM) de Turquie.
Selon les données de l’institution, en 2025, les autorités turques ont interpellé 13 683 citoyens ouzbeks. L’année précédente, en 2024, ce chiffre était de 11 521 personnes ; l’Ouzbékistan occupait alors la quatrième place du classement.
La hausse se poursuit depuis 2022. Si en 2021, 4 817 Ouzbeks avaient été interpellés, l’année suivante ce chiffre s’est élevé à 7 553. Depuis le début de l’année 2026, 1 437 citoyens de cette république d’Asie centrale ont déjà été interpellés.
Les deux premières positions du classement sont toujours occupées par les citoyens afghans et syriens, mais leur nombre a sensiblement diminué. En 2025, les autorités turques ont interpellé 44 157 Afghans et 22 515 Syriens. À titre de comparaison, en 2024, ces chiffres étaient respectivement de 65 815 et 50 641 personnes.
Les statistiques globales de la migration illégale incluent également des citoyens du Turkménistan, d’Iran, d’Irak, d’Égypte, du Maroc, du Soudan et d’Algérie. Les Turkmènes, qui étaient troisièmes en nombre de clandestins en Turquie depuis 2022, sont descendus à la quatrième place en 2025 avec un chiffre de 10 984 interpellations.
Les raids visant à détecter les migrants illégaux en Turquie se sont intensifiés après les élections présidentielles de mai 2023 et se poursuivent de manière permanente. Dans les grandes villes, dont Istanbul, les forces de l’ordre effectuent des contrôles quotidiens au cours desquels des dizaines de citoyens étrangers se font arrêter, et se font ensuite expulser du pays.
Fin janvier, l’Agence migratoire du gouvernement ouzbek a annoncé qu’à partir du 1er mars 2026, les Ouzbeks résidant de manière permanente en Turquie depuis au moins trois ans pourront recevoir automatiquement un permis de travail local.



