En Ouzbékistan, le coût des dépenses de consommation minimales (DCM) par habitant pour 2026 a été modifié. Désormais, cet indicateur, utilisé comme seuil de pauvreté, s’élève à 715 000 soums (environ 51 €) par personne et par mois. Le communiqué de presse correspondant a été publié sur le site du Comité national des statistiques de la république.
Le département a ajouté que la mise à jour des DCM a été effectuée sur la base de l’analyse de l’indexation séparée de l’inflation annuelle pour 2025, en fonction de l’indice des prix des produits alimentaires, des biens non alimentaires et des services.
Cet indicateur est utilisé comme critère pour déterminer les montants minimaux des pensions et des allocations, ainsi que pour fournir d’autres types d’aide matérielle aux familles à faible revenu.
De plus, le seuil de pauvreté est utilisé pour identifier le groupe cible de la population ayant besoin d’un soutien social de la part de l’État ; pour améliorer l’efficacité et la précision des tâches et des mesures visant à lutter contre la pauvreté.
L’année dernière, l’augmentation des DCM a été annoncée en février. À l’époque, l’indicateur avait été fixé à 669 000 soums (47 €). Par conséquent, cette année, le seuil de pauvreté a été relevé de 6,9 % — à 715 000 soums (51 €) par mois, soit environ 23 000 soums (1,5 €) par jour. C’est le revenu nécessaire pour qu’un Ouzbek puisse couvrir ses besoins minimaux.
Par ailleurs, selon les données officielles, l’inflation de l’année dernière s’est élevée à 7,3 %. Mais, d’après les explications de l’agence UzbekistanStat, les ménages ayant participé à l’enquête sur laquelle le calcul des DCM est basé ont une structure de consommation différente. Dans leur cas, l’achat de produits alimentaires passe au premier plan, et l’inflation alimentaire en 2025 n’a pas dépassé 5,5 %.
Il est à noter que, selon la législation en vigueur, le comité des statistiques doit annoncer le seuil de pauvreté avant le 20 janvier. Mais, tout comme l’année précédente, les fonctionnaires ont pris du retard. Cela affecte les paiements sociaux, indexés après la date prévue, ce qui fait que les familles à faible revenu ne reçoivent pas une partie de l’aide financière de l’État.



